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Adjoumani Delors

Deux fois des suites candidat, indépendant et PDCI-RDA dans la circonscription de Tanda-Amanvi-Tièdjo-Djamba de la région du Gontougo, VREMEN Serge, part aux élections du 6 mars, cette fois en indépendant. Dans un entretien avec une délégation de journalistes de l’Union des Patrons de Presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), il donne les motivations de sa candidature et assène ses vérités sur les méthodes de son parti, le PDCI-RDA, qu’il dit être dépassées. Nous republions cette interview à laquelle nous avons apporté quelques précisions

Vous êtes candidat aux élections législatives du 06 mars prochain, qui êtes-vous réellement ?

Je suis Serge VREMEN, fils de la région du Goutougo, précisément du département de Tanda, auditeur financier de formation et marié. Je suis leader politique et cela fait quatre (04) ans que je suis successivement candidat pleinement engagé aux élections législatives à la demande des parents de la circonscription de Tanda-Amanvi-Tièdjo-Djamba qui ont estimé que j’avais l’expérience nécessaire pour les représenter à l’hémicycle.
Vous êtes candidat indépendant aux législatives du six (06) mars prochain, cependant vous êtes un cadre, grand militant du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), comment expliquez-vous ce choix ?

Je réponds chaque fois que l’occasion m’est donnée de manière simple. Peut- être des fois on a la mémoire courte, mais en 2016, le PDCI-RDA avait désigné l’inspecteur N’Gnamien N’Goran candidat aux législatives à Daoukro, le candidat AKOTO est parti en indépendant et a ramené la victoire. Je pense qu’il ne s’agit pas de candidat choisi par le parti ou indépendant, on doit se poser plutôt la question de savoir si l’on a fait le meilleur choix. J’estime que les faits parlent pour moi pour deux raisons. Notamment, la première raison est que je pars à ma troisième élection, 1 élection législative et 1 élection régionale avant cette nouvelle, donc j’ai l’expérience nécessaire, ensuite je me retrouve face au même adversaire. Je voudrais donc dire qu’au moment où la désignation du candidat ne suit pas les normes, il y aura toujours problème. Et le département de Tanda n’est pas un cas isolé, c’est le même cas de figure à Koumassi, Botro et dans bien d’autres départements. En effet, sur trois délégations à Tanda, deux m’ont choisi donc il est difficile de dire en ce moment que je n’ai pas la caution du parti.
La direction du parti recommande l’unicité au niveau des candidatures et vous allez en indépendant, est-ce marcher à contre -courant ne peut pas être considéré comme de l’indiscipline ?

Oui, cela peut être considéré ainsi, mais l’objectif du PDCI est avant tout de gagner. Et pour gagner, il faut qu’on ait les atouts. A ce niveau, je pensais être le meilleur candidat du PDCI pour ces élections. D’abord, voyez-vous celui qui a été choisi par la direction du parti n’a aucune expérience directe puisqu’il n’a jamais été tête de liste à une élection, ni candidat en nom propre et donc face à l’adversaire que nous connaissons cela compte. Ensuite, l’ayant ébranlé à deux reprises, on peut estimer qu’aujourd’hui son mur a des failles et donc avec le PDCI, je partais pour directement prendre ce poste de député, mais voilà le PDCI à voulu que je le prenne indirectement. Et enfin, une candidature se prépare, or le candidat choisi par le parti n’a pas préparé cette élection. Et moi étant du PDCI, je ne peux que défendre le parti en estimant que la direction saura qu’elle s’est trompée de choix.

Vous êtes engagé en indépendant pour gagner ou pour vous venger ?
Ah non ! Assurément pas. Bien sûr que c’est pour gagner. Je rappelle que je suis avant tout un sportif. J’ai été capitaine de l’équipe nationale de natation pendant longtemps. On va à une compétition pour gagner. Moi, je suis toujours sur le terrain, or une élection, il faut un maximum de votants pour soi ou la liste au final. Mes expériences de 2016 et 2018, nous donne une estimation des voix. Voyez-vous, les voix que j’ai obtenues en 2016 ont été maintenues en 2018. Que ce soit en tant qu’indépendant ou sous l’étiquette du PDCI. Vous voyez donc que ce n’est pas pour rien que la population adhère à ma personne et à ma politique. Bien que certains estiment qu’y aller c’est faire la division des voies. Mais moi je ne voie pas les choses de cette manière.
Si vous gagnez et c’est ce que nous souhaitons pour vous, allez-vous ramener votre victoire à votre parti ou évoluer en électron libre ?
Je ne reviendrai pas puisque j’y suis toujours. J’y suis et pour moi, il n’y a pas à y revenir. Je vais gagner pour dire au PDCI que nos méthodes sont en déphasages avec nos objectifs. Un parti politique doit toujours se donner les moyens de gagner. Si les méthodes du PDCI étaient bonnes, le parti ne serait pas dans l’opposition jusqu’ aujourd’hui.
5- Les accusations selon lesquelles vous fleurèteriez avec le RHDP sont-elles fondées ou bien l’on veut nuire à votre réputation ?
Cette question me fait toujours sourire pour la simple raison que ceux qui voulaient aller au RHDP y sont déjà. Vous savez, c’est la politique. Lorsque vous adoptez une position qui est un peu différente de ce qui se pratique au sein de votre formation, du coût la suspicion commence et on vous traite de tout. Or, la vraie question est de savoir si ce que je dis est vrai ou faux ? Et cela, en principe n’a pas de couleur politique. Ce que je dis est pourtant très simple. C’est que le PDCI aurait dû aller à la présidentielle et se maintenir. En interne, j’ai toujours soutenu cette position et les évènements m’ont toujours donné raison. Pour rappel, lors de la présidentielle, 4,4 millions de personnes n’ont pas porté leur choix sur le candidat du RHDP puisque le Président Ouattara a gagné avec 3, 031 millions voix contre 7,7 millions d’électeurs (. ..) Il fallait donc y aller car les 4 millions de votants restants auraient pu porter leur choix sur quelqu’un. Ensuite On s’est contenté de dire que nous ne reconnaissons pas les résultats des élections. Or, en ma connaissance, ce n’est pas l’opposition qui valide les résultats des élections dans un pays. Il faut qu’on soit bien clair, une foi la communauté internationale a validé ces élections, je ne sais plus comment on peut arriver à notre fin. On ne peut pas toujours rester sur les mêmes pratiques : on ne reconnait pas des élections lundi et mardi on reconnait les mêmes élections. Moi Serge, je n’adhère pas à cette façon de faire.
Avez-vous d’autres éclairages à apporter ?
Non, je pense que nous les militants, nous devons nous poser cette question : en 1995, le PDCI avait 175 députés, en 2000, on en a eu 94 et 2011 on a 77. Au regard de ces chiffres, on grimpe ou bien on descend. Si tout le monde constate qu’on descend, alors, c’est qu’il y a un problème et il est temps que l’on s’asseye pour résoudre ce problème. Les gens font toujours une fixation sur le Président Bédié. Mais le Président Bédié n’a rien à y voir. Les méthodes ne doivent pas être personnifiées. Et quelle que soit la personne, si nos méthodes ne changent pas, le Pdci ne pourra pas évoluer. La vérité est que nos méthodes ne sont plus adaptées aux réalités actuelles.
Qu’avez-vous à dire à vos parents pour terminer ?
Je sais que la campagne n’est pas encore ouverte. Donc ce n’est pas le moment de me prononcer. Mais, les faits de l’histoire sont connus de tous. On se connait tous dans la région. Il appartient aux parents de prendre la bonne décision pour l’avenir de nos enfants et le bien-être de notre région.
Adjoumani Delors / UPLCI
adjoumanikssi@yahoo.fr
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