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Une soixantaine de journalistes, d’infographistes et directeurs de communication se sont réunis, le samedi 06 février 2021, pour porter sur les fonts baptismaux l’ONG ‘’Confrères Journalistes’’ à Tiassalé. Parrainés par le maire de ladite commune, Assalé Tiémoko, les membres de ladite ONG ont décidé de formaliser leur plateforme ‘’Confrères Journalistes’’ sur washapp, pour plus de visibilité et de lisibilité dans les actions de solidarité. Au sortir de conclave, les membres ont choisi à l’unanimité l’ancien président de l’UNJCI, Moussa Traoré Hamed (MT) pour présider les destinées de l’association qui s’est prêté à nos questions.

Président, quelles sont les motivations de la création de cette ONG ‘’Confrères Journalistes’’ ?

L’ONG ‘’Confrères journalistes de Côte d’Ivoire (CJCI)’’ n’est pas une association qui vient de naître. Depuis deux (02) ans, nous avons créé un groupe washapp de solidarité assistante avec des amis où chaque membre cotise vingt cinq mille francs CFA chaque année. Nous avons choisi des domaines d’intervention, notamment le décès d’un (e) conjoint (e), d’un enfant malade, etc. Nous fonctionnons comme une assurance-vie. C’est vraiment un club qui n’est pas ouvert à tout le monde. Ceux qui y sont se connaissent bien. Et comme je l’ai dit un jour, nous ne cherchons pas de nouveaux membres mais ce sont ceux qui sont déjà dans ce groupe washapp, intéressés paient leurs cotisations pour être pris en compte. En cas de malheur, nous intervenons, nous aidons celui qui est dans les difficultés, puisque notre groupe est basé sur l’amitié. Ce n’est rien d’autre que cela. Et le jour où nous sommes assez stressés, nous décidons de faire une petite sortie détente. Mais tous les ivoiriens en font, regardez, nous voyons toutes les plages où de nombreux groupes se retrouvent tous les weekends, dans ces endroits ludiques, ce n’est rien d’autres que cela. L’ONG Confrères Journalistes n’a rien de nouveau, nous avons voulu juste formaliser ce qui existe déjà. Car, nous avons plus de cinq millions dans la caisse et on ne pouvait pas ouvrir un compte en banque avec la plateforme washapp. Or, avec la conversion en ONG, maintenant nous pouvons ouvrir ce compte en banque, avoir un commissaire au compte et un trésorier pour surveiller les mouvements financiers. En clair, maintenant il y a une traçabilité de toutes les dépenses qui seront engagées. Ce, parce que nous sommes conscients que c’est l’argent qui détruit toutes les amitiés, or l’amitié est le fondement de notre union.


Et, comment s’est-elle déroulée cette élection ?

Il n’y a même pas eu d’élection, les membres ont décidé de me porter à la tête de l’ONG ‘’Confrères Journalistes’’, à l’unanimité. C’est la preuve que c’est par confraternité que nous fonctionnons.

Président, pourquoi vous n’ouvrez pas l’ONG, singulièrement, à tous les journalistes ?


Tous les journalistes n’ont pas forcément besoin d’y entrer. Il y a des mutuelles qui existent déjà et fonctionnent très bien. Il y a MS-MEDIA que nous avions créé en son temps, les organisations professionnelles des médias (OPM), etc. Mais l’ONG ‘’Confrères Journalistes’’ est une union entre amis et frères au nombre de soixante. C’est un groupe d’amis et frères et nous ne voulons pas que ce soit ouvert aux milles journalistes présents en Côte d’Ivoire. Et puis, l’ONG Confrères Journalistes ne regroupe pas seulement les journalistes. Il y a en son sein des infographistes, des photographes, des communicateurs, etc.

Président, certains journalistes n’hésitent pas à dire que l’ONG ‘’Confrères journalistes’’ est une UNJCI bis, que répondez-vous ?

Or, l’UNJCI n’a pas à s’inquiéter, nous sommes juste un petit groupe de soixante (60) personnes à Tiassalé pour la création alors que l’UNJCI c’est au moins mille (1000) journalistes et auxiliaires de la presse. Et puis nous n’allons pas faire ce que fait l’UNJCI, notamment l’arbre de noël, EBONY, partir en voyage hors du pays, organiser des formations, etc. Nous sommes un petit groupe d’amis et ne fonctionnons que sur washapp. La condition principale pour être membre de ce groupe est d’appartenir à notre réseau d’amis où nous nous rencontrons pour nous amuser, raconter des blagues et lorsque nous sommes dans un restaurant, nous publions par les images des plat, etc. Et ce n’est pas avec ces actions et les bavardages des maquis de retrouvailles que nous allons concurrencer l’UNJCI. Soyons sérieux, l’UNJCI est une institution qui a fait ses preuves sur le terrain. Aucune association de la presse actuellement ne peut concurrencer cette union. Qui plus est, l’UNJCI est notre union à tous et donc pourquoi combattre ce qui nous appartient. Je tiens donc à rassurer tous ceux qui ont peur de ne pas s’inquiéter, c’est un petit club d’amis que nous avons créé pour nous rencontrer de temps en temps et servir de canal d’entraide. Aujourd’hui, il y a plus de quinze associations sectorielles de la presse, mais l’UNJCI demeure la faitière, donc ce n’est pas notre petit club d’amis qui va combattre ce qui nous appartient à tous.

Président, vous avez dirigé l’UNJCI pendant deux mandats, quel regard portez-vous la santé de la presse en Côte d’Ivoire actuellement ?

Au niveau professionnel, nous avons relâché un peu, or il ya la rue à travers les réseaux sociaux qui menace la presse dans son ensemble. Ce qui dessert totalement les journaux mais je pense que nous avons encore quelques lecteurs qu’il faut travailler pour encourager et maintenir. Cependant, il faut un vrai lobbying pour attirer les ivoiriens vers la lecture des journaux, par exemple, organiser des tournée au sein de nos universités publiques et privées pour expliquer les avantages à s’intéresser à la presse professionnelle et surtout montrer les dangers des réseaux sociaux, puisque ces jeunes étudiants constituent l’intelligentsia de la Côte d’Ivoire de demain.

Voudriez-vous apporter d’autres éclairages que nous n’avons pas évoqués dans cet entretien?

Je voudrais dire merci aux membres de l’ONG ‘’Confrères Journalistes’’ qui ont tous répondu présents à la rencontre de Tiassalé mais surtout pour la confiance qu’ils ont placé en moi en me désignant président pour conduire les destinées de notre ONG. Au-delà, j’encourage toute la presse ivoirienne à poursuivre les efforts chaque jour, car nous exerçons un métier qui n’est pas du tout facile, cependant nous saluons les efforts de l’Etat de Côte d’Ivoire qui soutient continuellement notre secteur.
Adjoumani Delors
adjoumanikssi@yahoo.fr
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